Le moulin raconte l'aventure de la Forge à Canon de Rancoge qui dura plus 100 ans. C'est en 1664 que Louis XIV repérera cette forge et exigera qu'elle produise. Pendant que le moulin faisait sa farine, il assistait à la fonte des cannons, bombes, boulets et mortiers.
A partir de 1690, la forge de Rancogne était la forge la plus importante du Royaume ; une forge à quatre hauts fourneaux, capable de fondre des gros canons de 36l et 48l. Elle possèdait alors un équipement complet : moulerie, affinerie... Le Bois, pour la fonte des canons était prélevé dans les forêts de la Braconne et de Quatre-Vaux près des Pins.
Le minerai, régit par Jean Daudet, mon ancêtre, était collecté par les agriculteurs locaux, dans leur champs et rassemblés près de Marillac-Le-Franc avant d'être acheminé jusqu'à la Forge.
Le système de lavage du minerai est encore en place, aujourd'dhui dans la Grande île de La Forge.
La famille Landouillette de Logivière, les inventeurs du mortier ; le père, commissaire de la marine de Rochefort puis la fille, brillante, ont participé au réarmement de la marine jusqu'en 1754. Ils possèdaient aussi Planchemenier et des entrepôts au Gond-Pontouvre où elle y forait les canons. Elle confiait la direction à Pierre Dereix des Fosses, maître fondeur, également réputé.
Relais pris par Charles Pierre II De Ruffray qui a signé un traité du Roi de 40000 pesant en canons et a acheté la Forge de Rancogne en septembre1754.(extrait de la monographie de la famille Tome1).
Mais il est decèdé en 1760. La Forge s'est arrêté en 1765.
Le débit de la Tardoire offrait suffisamment de puissance pour faire tourner 8 roues pour accionner les soufflets et affineries de la Forge pendant que 2 autres roues entrainaient les meules à farines du moulin.
Des familles de meuniers se sont succèdés et ont fait tourné le moulin. Notamment les familles Ducouret en 1640, Doucet en 1730 puis leurs descendants du nom de Rigoleau et Joyeux qui sont restés jusqu'en1922.
